Archives pour l'Auteur : Maxime

Séminaire CR

  • Lieu: Normandie
  • État: Abandonné, menacé

Exploré en : Juin 2018

Une histoire très riche

Non loin du lieu où se situe ce séminaire, se trouvait déjà un séminaire plus ancien. Mais le 30 mars 1820, le Roi Louis XVIII donne son accord pour la construction d’une deuxième école ecclésiastique. L’évêque de Bayeux peut alors créer ce second séminaire appelé « Petit séminaire » ou encore « Le Foyer » pour sa seconde vie. C’est à l’aide de deux personnes riches de la commune, Monsieur Patry et Monsieur Malherbe, que l’édifice sort de terre. On dénombrait environ 180 élèves rattachés à cette école dès 1826. Cette fonction perdura pendant plus de 80 ans et prit fin en 1905. C’est à cette date qu’eut lieu la séparation de l’Etat et du Clergé.

En 1918, le séminaire est converti en hôpital de guerre par l’armée belge. Il accueille alors des soldats convalescents blessés sur le front.  En 1944, il sert de refuge, pendant plus de trois mois, à de nombreux Caennais ayant déserté la ville suite aux bombardements. Après la première guerre mondiale, le lieu garde un rôle médical, mais devient un foyer pour anciens combattants jusqu’en l’an 2000. C’est en Juillet de cette même année que le Petit séminaire ferme ses portes et devient un fiasco patrimonial au combien déplaisant, suscitant la colère des habitants. Toujours abandonné au moment de l’écriture de ces lignes et voué à la destruction mais certainement pas, à l’oubli…

 

Exploration normande

Nous sommes en juin. Le ciel est un peu couvert, mais l’air est lourd et remplit de petits thysanoptères. Après 2 semaines de ciel bleu en Normandie, il ne faut pas s’étonner, l’orage arrive… Le lieu est très vite identifiable. Les murs du petit séminaire s’érigent à une hauteur vertigineuse au-dessus des champs et sont visibles à des kilomètres à la ronde. Nous faisons le tour de l’enceinte, puis tombons sur des ouvertures béantes. Pas de doute, c’est abandonné. Nous découvrons en premier lieu, quelques dépendances, des garages, une grange, une salle étrange avec des sortes de stèles que nous ne saurions nommer, puis le Petit séminaire. Nous trouvons l’entrée du local technique, en très bon état malgré les 18 ans d’abandon. Le circuit d’eau et les chaudières sont très impressionnants, sans parler de la cuve à fuel, qui est gigantesque. Nous entrons dans le bâtiment. La première chose qui nous saute aux yeux c’est l’incroyable beauté de la cour intérieure. Un rectangle d’architecture spectaculaire complété par une chapelle majestueuse encore couronnée de sa statue. Nous parcourons alors les couloirs, immenses, de l’ancien foyer pour arriver à ce qui semblait être, la bibliothèque. Une pièce, aux fenêtres de 4 mètres de haut, à l’ambiance singulière nous poussant au silence. Mais nous n’avons encore rien vu…

Nous continuons alors notre visite, en passant dans des petits couloirs en sous-sol, et tombons nez à nez avec des tombes. Devant nous, des pierres gravées d’une croix, encore anonyme, attendant leur défunt.

L’exploration prend alors une tournure étrange à la vue de ces éléments minéraux pour le moins explicites. Nous décidons alors d’avancer vers la chapelle. C’est le choc, nous sommes tous bouche bée. Nous entrons dans cette chapelle, en silence, en regardant les voûtes brillantes de beauté. Aucun tag, toutes les chaises enlignées, une pierre parfaite, comme neuve, en parfait état. C’est la première fois que nous explorons un endroit aussi bien conservé. Comme un appel au respect par la vocation religieuse du lieu, rien à bougé.

Les vitraux sont pratiquement intacts et l’autel en pierre orné de superbes dessins est présenté face au cœur de la chapelle, Imposant. Nous reprenons nos esprits face à cette découverte incroyable lorsque nous nous retournons pour tomber complètement sous le charme de cette chapelle.

Face à nous, le spectacle magnifique que nous offre sa rosace colorée traversée par la lumière du jour. Sous nos pieds, le carrelage brillant de mille feux comme si cette chapelle n’avait jamais été abandonnée. Le seul point marquant l’abandon, est la présence d’un vieil harmonium en mauvais état, sans ses registres et devenu muet. Nous continuons alors l’exploration de ce lieu magique en passant par la cuisine, les chambres, les appartements, la pièce des étendoirs à linge, le dessus des voûtes de la chapelle, mais aussi l’ancien théâtre et ses décors, sans oublier cette copie de la tapisserie de Bayeux.

Malheureusement toutes les pièces n’ont pas le même niveau de conservation que la chapelle. Certains planchers se sont effondrés, des infiltrations d’eau ont lieu un peu partout, les velux et fenêtres sont laissés ouverts par les visiteurs peu scrupuleux… Ce lieu, malgré sa beauté et la conservation incroyable de sa chapelle, court à sa perte. Dans quelques années, il ne restera malheureusement plus grand-chose. Mais il est encore temps de sauver ce patrimoine. Son état le permet encore. Et si jamais vous vous y rendez, ne cassez rien, respectez les lieux, préservez-les, et fermez ces fenêtres…

 

Source : Panneau informatif public,  Association de Développement Territorial Local du Bessin
Région Basse Normandie, Conseil Général du Calvados

Le nom de la commune est tenu secret pour la préservation du lieu.

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8

Maxime


Le Château Mesen

  • Lieu: Belgique
  • État: Détruit

Exploré en : Novembre 2014

Un peu d’histoire

Le château de Mesen, construit en 1749, était situé en Belgique dans la ville de Lede. Il fut détruit en 2016 suite à un aménagement de la ville. Ce château était une importante résidence noble. Durant le 18ème siècle, il était considéré comme la propriété aristocratique la plus importante. Ce château originairement, privé, était la propriété du Marquis de Lede. La façade, probablement la seule chose restante encore debout, fut dessinée par l’architecte italien Giovanni Niccolò Servandoni pour le compte du 4ème marquis du nom, Emmanuel de Bette. Ce travail fut considéré comme l’un des plus remarquables de sa carrière.

Vers les années 1890, la famille noble qui possédait le chateau s’éteignit. Cette demeure fut alors rachetée par une institution catholique pour héberger des fonctions sociales, un nouveau bâtiment, fut par la suite ajoutée. Ce dernier, aujourd’hui totalement détruit. avait un style néogothique très différent du premier bâtiment.

Exploration flamande

Première exploration réussie de notre Road Trip in Belgium. La première exploration que nous voulions faire ce jour était à 1 heure de route de ce château. Malheureusement nous n’avons pas eu de chance et un manque certain d’information. Nous étions en route pour visiter le tristement célèbre Dadi Park. Mais en arrivant, rien, aucun parc. Seulement un vaste terrain vague entouré de grillage ornés de permis et autres logos de démolitions.

Le château était donc notre solution de repli. Et quelle surprise de voir ce château encore debout, tout du moins une bonne partie. (En  2014) L’entrée est libre, pas de barrière, seulement un vaste terrain entretenu par la commune qui laisse un sentiment de malaise et marque l’étrange paradoxe d’une pelouse coupée et d’une demeure abandonnée. Le château est dans un sale état. Le toit est manquant à plusieurs endroits, certains escaliers mènent à un vide vertigineux, et le sol est un parfait mélange de débris et de nature. Un endroit sans nul doute ravagé mais aussi très visité. Un bâtiment neuf est construit à côté, à l’endroit d’une ancienne partie du château. Quelque chose nous marque dans cette exploration, une cheminée, magnifique, seule dans un terrain vague, sans mur, sans toit. Est-ce là une conservation ? Aucune idée… En tout cas, l’image est des plus étranges.

Source : Wikipédia

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8

Maxime


Sanatorium DX

  • Lieu: Normandie
  • État: Abandonnée

Exploré en : Mars 2014

Un sanatorium

De 1932, ce sanatorium s’étend sur plusieurs hectares. Des bâtiments à foison, des couloirs gigantesques, plusieurs pavillons qui ne sont pas sans rappeler le Sanatorium A.

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8

Maxime



L’Usine aux aiguilles vertes

  • Lieu: Seine-Maritime
  • État: Démoli en 2013

Exploré en : Juillet 2011

Une histoire de réveil

Les aiguilles et les chiffres de ce cadran émettent une lueur verte caratéristique tu radium et du tritium

Cette usine désaffectée, démolie en 2013, était un peu particulière. En effet, il s’agissait d’une usine de fabrication de réveil au radium 226 et au tritium. Matériaux radioactifs qui donnent, aux aiguilles d’anciennes horloges, cette couleur verte caractéristique.

L’usine comptait au plus fort de son activité, en 1950, une production de 4000 pièces par jour avec un total d’un milier d’ouvrier. L’entreprise a été mise en liquidation en 1989 et est restée abandonnée pendant plus de 20 ans. Le site étant contaminé et radioactif, la démolition fut particulièrement sécurisée et suivie d’une décomtamination. Aujourd’hui, la commune projète l’aménagement du site. Je vous invite à en apprendre plus sur ce pend d’histoire grâce au site dédié http://www.reveils-bayard.com, que je me permets de citer.

Source : http://www.reveils-bayard.com/historique/saint-nicolas-d-aliermont/

Maxime

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8



Château Clochard

  • Lieu: Pont-Rémy, Somme
  • État: Abandonnée, Détruit par un incendie
  • Risque: Inconnu

Exploré en : Juillet 2012

Présentation

Ce magnifique château n’est autre que le fameux château Clochard ou encore appeler « Château du pianiste » ! Abandonné depuis bien des années le château est dans un état lamentable. La dégradation du lieu est terriblement importante. Mais nous ne parlons même plus de dégradation aujourd’hui, mais plutôt de destruction. En effet, le château a subi un incendie d’une rare violence en août 2012. Nous avons eu la chance de le visiter quelques semaines avant le drame. Avant que ce dernier n’est lieu, c’est dans ce château que vous auriez(avez) pu croiser de magnifiques pianos ainsi qu’une salle d’une rare luminosité où l’on pouvait admirer une superbe rosace.
Le lieu étant désolé, je ne vois pas l’intérêt de le cacher encore et toujours… Vous trouverez son emplacement en haut de l’article.

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8

Maxime



Usine R

  • Lieu: Bord de mer, Seine-Maritime
  • État: Abandonnée, une partie reconvertie
  • Risque: Peu dangereux

Exploré en : Avril 2012

Présentation

Cette ancienne usine de fabrication de papier thermique abandonné au début des années 2000 est maintenant en partie reconvertie. Certaines entreprises utilisent les anciens locaux. C’est en 2008 qu’une réhabilitation d’une partie de l’usine est commencée. Plusieurs bâtiments ont été démolie, seul quelques uns sont encore debout, dont une immense et magnifique cheminé en brique comme on a l’habitude de croiser dans la région.

Maxime

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8



Usine de Caumont

  • Lieu: Rouen sud-ouest, Seine-Maritime
  • Etat: Abandonnée,Utilisée pour la spéléologie
  • Risque: Peu dangereux à très dangereux

Exploré en : Février-Avril 2012

Présentation

Ces immenses grottes ont un lourd passé ! Au départ carrières, puis bunker secret, ces cavités sont des puits souterrains regorgeant d’histoires et de surprises. Je vous invite donc à découvrir l’histoire de ces grottes au travers du site de François Bayeux qui a consacré 20 années de sa vie aux recherches.

http://usinedecaumont27.free.fr/index.htm

(le site peut être indisponible)

Exploration

Nous avons exploré à plusieurs reprises ces grottes. Notre première exploration s’est déroulée en plein hiver alors que la neige recouvrait la région. La vague de froid record de l’année 2012 ne nous a pas épargné (-10°C à l’extérieur). L’intérieur de la grotte nous a protégé du froid mais la température rendant la roche cassante nous a poussée à rebrousser chemin. L’exploration suivante fut plus intéressante. Nous nous sommes enfoncés plus profondément dans la grotte. Équipé de puissantes lampes, la grotte dévoile des images remarquables, parfois magnifiques, parfois extrêmement angoissantes. La coupure des lampes ne serait-ce qu’une minute nous fait ressentir une oppression laissant mal à l’aise. Au-dessus de nous, ce sont des milliers de tonnes de roche qui pourrait très bien céder d’un moment à l’autre. Certains passages sont d’ailleurs bloqués par d’énormes blocs de pierre. Il suffit de regarder la grotte en détail pour remarquer que les morceaux au sol collent parfaitement aux formes laissées dans le plafond. Le bunker est gigantesque et parsemé d’une multitude de fosses qui était destinée à accueillir la machinerie. La prudence est donc de mise. Faible luminosité et maladresse peuvent faire basculer en un instant cette sortie riche en sensation. Une petite vérification rassurante sur le détecteur de gaz. 20.9 % d’oxygène partout dans la grotte.  Aucune alerte au niveau risque explosion. L’usine date de plus de 60 ans. Mais on ne sait jamais ! Le long d’un profond couloir, nous rencontrons une épaisse brume. Puis des bruits de goutte-d’eau. Il ne nous a pas fallu longtemps pour penser à lever les lampes. La lumière nous fit découvrir des milliers de petite stalactite ! Laissant sur le sol de petits cratères. Des rubans entourent certains passages de la grotte. Derrière ceux-ci, des petits cailloux ! Une nurserie de petits cailloux ! Quelle découverte ! Et c’est sans compter les innombrables minéraux aux murs. Des géodes sont visibles dans certains couloirs. Les scintillements sont visibles si l’on passe le faisceau de lampes dessus. Nous avions entendu parler d’un « lac ». Nous avons donc tenté de le trouver. Surprise au tournant ! « On ne passera pas par là ! » s’écria l’un des membres du groupe. Étonnés nous accoururent pour en voir la raison. Un lac remplissait une grande salle. L’eau bleue verte, d’une impressionnante clarté nous invitait presque à nous baigner ! Après trois heures d’exploration souterraine, l’heure était venue pour nous de rebrousser chemin et de revenir à la lumière du jour. À 30 mètres de la sortie éblouissante, les portables se mirent tous à vibrer ! « Alors, c’est comment ? », « vous sortez quand ? », « soyez prudent ». L’heure était venue pour nous de rassurer tout le monde et faire le récit de nos aventures !

Plan

 

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Canon 600D 18-55 EF-IS / 50mm 1.8
Avec l’accord et les conseils de François Bayeux.

Maxime



Cimetière de bateaux

  • Lieu: Bretagne
  • État: Abandonnée, Terrain Militaire
  • Risque: Peu dangereux à très dangereux

Exploré en : Décembre 2011

Présentation

Ce cimetière de bateaux est tout ce qui reste d’une station navale dynamique. Elle fut créé en 1840 sous le règne de Napoléon III. A l’époque cette station accueillait les bateaux mis en réserve ainsi que leurs équipages. Cent ans plus tard, l’armée allemande investit les lieux. Une occupation qui aura pour but l’aménagement de navires monopolisera le site en 1944. Aujourd’hui, Ce cimetière ne sert plus qu’à entreposer les navires de la Marine Nationale en attente de démantèlement.

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: Panasonic TZ6

Maxime



Hotel de Montagne

  • Lieu: Aravis, Haute-Savoie
  • Etat: Abandonné
  • Risque: Peu dangereux
Exploré en : aout 2011

Présentation

Nous n’avons malheureusement pas trouvé d’information au sujet de cet hôtel. Mis à part qu’il doit être abandonné depuis plus de 15 ans.

L’arrivée

De passage en Haute-Savoie pour les vacances, impossible d’oublier l’exploration urbaine.  Et la chance fut avec nous, puisque l’on a trouvé cet hôtel totalement par hasard. Nous avons aussi trouvé un petit chalet abandonné. L’Hôtel, vu d’extérieur, est assez grand. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur que l’on s’aperçoit que les chambres sont petites et les couloirs, très étroits. A noté, l’absence de cage d’ascenseur, ce qui a dû participer à la fermeture de cet hôtel. L’Hôtel est composé de trois étages et d’un sous-sol. Une grande salle de restaurant donnant sur les montagnes, un petit salon aux murs tapissés de rondins de bois, et ce qui ressemblerait à une boîte de nuit à la décoration « Space Opéra’.

© copyright 2018, Tous droits réservés, Photo: FujiFilm Finepix HS10

Maxime